VALORANT intègre le support d’Anti-Lag 2 pour les GPU AMD
Récemment, VALORANT a ajouté une fonctionnalité qui devrait intéresser les joueurs équipés de cartes graphiques AMD : le support d’Anti-Lag 2. Concrètement, cette option vise à réduire la latence d’entrée, un élément crucial dans un jeu aussi exigeant que VALORANT où chaque milliseconde compte. Pour les GPU basés sur l’architecture RDNA (série 6000 et plus récente), cette nouveauté est censée offrir une expérience plus fluide, en théorie proche de ce que propose Nvidia avec sa technologie Reflex.
Une petite précision : le paramètre n’est pas activé automatiquement dès la mise à jour. Il faut l’activer manuellement dans les options graphiques, en bas de la page. J’avoue que la première fois, en lançant le jeu, j’avais la flemme de fouiller les réglages, pensant que ça se mettait tout seul. Si vous aussi vous avez joué récemment sans vous poser la question, voilà un truc simple que vous pouvez tester tout de suite.
Anti-Lag 2 : réel gain ou petit coup marketing ?
J’ai testé Anti-Lag 2 sur un PC équipé d’une AMD Radeon RX 9070 XT accompagnée d’un Ryzen 7 7800X3D, une config qui roule déjà bien. Pour mesurer la latence, j’ai utilisé l’outil LDAT de Nvidia, qui calcule le temps écoulé entre le clic et le flash de la bouche de votre arme dans le jeu. Après plus de 150 clics avec et sans Anti-Lag 2 activé, voici les résultats : 10 ms sans et environ 9,84 ms avec la fonction. Autrement dit, une amélioration minime.
Surprise : quand j’ai aussi activé la réduction de latence directement via le pilote AMD, combinée à celle dans VALORANT, la latence a même légèrement augmenté (10,03 ms). Est-ce que ces outils se contredisent ou simplement margent-ils dans la zone d’erreur ? Difficile à dire, mais clairement, la différence prouvée est faible pour une machine haut de gamme comme la mienne.
Pour ceux qui jouent sur un PC plus ancien ou moins performant, il y a peut-être quelque chose à gagner, mais pour les joueurs qui ont une config récente et puissante, les bénéfices seront quasiment imperceptibles. Je me rappelle quand j’ai essayé pour la première fois cette techno, j’espérais un boost immédiat, mais mon expérience m’a montré qu’il faut parfois des conditions idéales pour vraiment ressentir la différence.
Activé ou désactivé : quels compromis ?
L’autre point important, c’est que l’Anti-Lag 2 peut légèrement peser sur la fréquence d’images, notamment sur les pics bas. Par exemple, dans mes tests, mon fps moyen restait stable, mais mon fps minimum a chuté de 565 images par seconde à environ 489. Sur le papier, ça peut paraître anecdotique, mais en pleine partie, avec un niveau compétitif, chaque image compte. C’est un vrai choix d’équilibre à faire.
Heureusement, l’option est facile à activer et à désactiver selon la situation. Personnellement, je la laisse souvent off pour privilégier un framerate ultra élevé et stable, mais je conseille à ceux qui ont une configuration un peu moins puissante de faire leurs propres tests. Peut-être que vous verrez une vraie différence, surtout dans des moments de pick intense ou de clutch serré.
Si vous cherchez la meilleure expérience possible, le plus simple est d’essayer par vous-même et de voir comment votre machine réagit. Dans tous les cas, c’est une bonne nouvelle que Riot ait intégré une option pensée pour AMD, histoire que plus de joueurs puissent optimiser leur temps de réaction sans forcément changer de carte graphique.





















